
La mobilité caractéristique
est le rapport
.
Son inverse, noté Zc, est l’impédance
caractéristique. Pour le pieu sans contact
latéral avec le sol, l’impédance
caractéristique est le produit
.
Lorsque l’on prend en compte le contact latéral
avec le sol, l’impédance caractéristique
tend asymptotiquement vers cette même valeur
(
lorsque
w ®
¥
).
La
raideur basse fréquence est
la limite en basse fréquence du rapport
entre force et déplacement en tête
de pieu. Si p est la pente à l’origine
de la courbe de mobilité, on peut écrire

La
réponse impulsionnelle est
la transformée de Fourier inverse de la
mobilité. C’est la vitesse qui serait mesurée
en tête de pieu sous l’action d’une force
‘impulsionnelle’ c’est à dire de durée
infiniment petite et d’amplitude unité.
Dans la pratique, la réponse impulsionnelle
est calculée après application d’un
filtre passe bas.

Comme
la mobilité, la réponse impulsionnelle
ne peut être déterminée que
si on mesure la force appliquée. Elle permet
une comparaison directe de chocs obtenus avec
des amplitudes et des durées différentes.
Le
coefficient de réflexion
est en tout point le rapport entre l’onde incidente
et l’onde réfléchie (vitesse incidente
et vitesse réflechie), il peut s’écrire :
(10)

Le
réflectogramme est la transformée
de Fourier inverse du coefficient de réflexion
auquel on applique un filtre passe bas. Il traduit
dans le domaine temporel les variations de section
du pieu ou de caractéristiques du sol que
l’onde mécanique va rencontrer au long
de son parcours dans la fondation.

Par
analogie, on définit un coefficient de
réflexion ‘relatif’ qui est obtenu en substituant
dans cette dernière expression la mobilité
caratéristique Yc par la mobilité
‘de référence, notée Yr,
calculée pour un pieu de diamètre
constant (égal au diamètre nominal
mesuré en tête) situé dans
le sol dont on connaît les caractéristiques.

Le
réflectogramme ‘relatif’
est la transformée de Fourier inverse du
coefficient de réflexion ‘relatif’.
Le
profil d’impédance fournit
une indication qualitative des variations de section
en fonction de la profondeur. Il est défini
à partir du réflectogramme relatif
et de la section en tête de pieu S0 par
la relation :

3
- MISE EN OEUVRE DE L'ESSAI ET EXEMPLES D’APPLICATION
3.1
Limitation du spectre de force et fonction de
cohérence
Les
normes françaises donnent pour seule
spécification concernant le choc que
celui-ci soit effectué parallèlement
à l’axe longitudinal de la fondation.
La
norme ASTM précise que la durée
du contact entre le marteau et la fondation-ci
doit être inférieure à 1
ms. Cette durée permet l’analyse du signal
l’analyse dans une bande de fréquence
de 0 à 2500 Hz qui est en général
suffisante
Toutes
les normes demandent la réalisation de
plusieurs impacts. Le MIMP 16 et le programme
IMPRO 2 permettent à la fois l’analyse
d’un signal ‘moyen’ défini au titre 1.3.4
et l’analyse de chaque choc de manière
à mieux cerner l’incertitude de mesure.
La représentation de la fonction de cohérence
permet de juger de la répétabilité
des signaux acquis et de l’étendue de
la bande de fréquence utile.
3.2
Durée de l’acquisition et critères
de qualité des chocs
L’analyse
suppose que les signaux sont périodiques.
Sachant que vitesse et force sont nulles avant
le choc, on devra prolonger l’acquisition jusqu’au
retour à vitesse et force nulles. Le retour
à vitesse nulle dépend de l’amortissement
de propagation : la durée effective
du signal de vitesse va donc dépendre de
la fondation et du sol considéré.
Le
MIMP 16 permet de choisir la durée de l’acquisition :
40 ou 80 ms.
IMPRO 2 fournit une appréciation de la
qualité des chocs à partir de la
stabilisation et du retour à zéro
de la force et de la vitesse après le choc.
Quatre critères sont définis :
- C1
- bruit force - écart-type des valeurs
mesurées après le choc ;
- C2
- décalage force - moyenne des valeurs
mesurées en fin d’acquisition ;
- C3
- bruit vitesse - écart-type des valeurs
mesurées en fin d’acquisition ;
- C4
- décalage vitesse - moyenne des valeurs
mesurées en fin d’acquisition.